Mairie de Lannilis Mairie de Lannilis

Châteaux et manoirs

Le château de Kerouartz (non visitable)

Château de Kerouartz

Le château de Kerouartz (1580-1602) fut édifié sur les vestiges d’un manoir du XV-XVIème siècle, par Claude de Kerouartz (fils d’Alain et d’Isabeau du Chastel), époux de Françoise de Kerbic, et chevalier de l’ordre du Roi (ou de l’ordre de Saint-Michel). Le château sera achevé par Jean Kerouartz (fils aîné), époux de Catherine de Lys, et décédé en 1661.

L’édifice principal est du début du XVIIème siècle. De l’ancienne voie romaine, une large avenue de plus d’un kilomètre y conduit. Le portail extérieur à portes cavalière et piétonne dont les claveaux sont piquetés est surmonté de mâchicoulis et défendu par deux tourelles percées d’une double batterie d’ embrasures. L’ édifice principal, très dignement construit en grand appareil, est du début du XVlle siècle (1602). Il est décoré d’ une belle porte à pilastres ioniques, tympans triangulaires et urnes, ainsi que de lucarnes à frontons.

A droite, fait saillie une tour carrée couverte en dôme avec angles brisés. Une autre tour ronde, amortie aussi en coupole et munie de meurtrières, se dresse à l’angle nord de l’arrière façade. Dans la cour, coule une fontaine à édicule de plomb et grande auge dont les coins sont entaillés pour y déposer cruches et seaux.

Le château primitif où s’était installé l’ancêtre de la famille s’élevait derrière l’ Abbaye des Anges à l’Aber Wrac’h. On découvrit dans les ruines, des vers latins dont voici la traduction : “C’est un soldat anglais nommé Ouars qui m’a construit. C’est aussi un anglais qui m’a détruit par l’incendie”.

La famille est connue depuis Macé de Kérouartz, croisé en 1248, qui accompagna Saint-Louis sous les murs de Damiette. Saint-Louis le chargea, paraît-il, de la conduite des convois de machines de guerre, en souvenir de quoi, Macé plaça au milieu de son écusson, une roue de sable accompagnée de trois croisettes. Devise : Tout à l’honneur de Dieu.

Depuis plus de trois siècles, la famille de Kerouartz, alliée à toutes grandes familles de la noblesse bretonne et française, tint un rôle important et Jean de Kerouartz fut Président du Parlement de Bretagne à Rennes.

Les restaurations du château ont conservé le style Renaissance : il ne comporte pas de mélange de styles. La façade principale, ornée de grandes fenêtres, donne beaucoup plus de lumière que dans une construction du Moyen-Age. L’entrée principale est entourée de deux colonnes à pilastres ioniques qui supportent le fronton.

Le château dispose à l’est de grands jardins ouverts sur la rivière. Dans ces jardins se trouve un cadran solaire comportant l’inscription suivante (traduite du latin) :

“Heures interminables pour ceux qui sont dans la peine,
fugitives pour ceux qui sont dans la joie”.

Le manoir du Bergot (non visitable)

Manoir du Bergot

Construit aux environs du XVIe siècle, le Manoir du Bergot, plus communément “Maner Bras ar Bergot”, fut jusqu’au début du XVIIe siècle habité par des cadets de la maison de Kerouartz.

Cette famille d’origine anglaise, est connue en Bretagne depuis Macé de Kerouartz, croisé en 1248 qui accompagna Saint-Louis sous les murs de Damiette. Saint-Louis le chargea de la conduite des convois des machines de guerre en souvenir de quoi, Macé plaça au milieu de son écusson, une roue de sable.

Alliée à toutes les grandes familles de la noblesse bretonne et française, la branche aînée est toujours propriétaire du magnifique château de Kerouartz. Ici le premier maître des lieux, au Bergot en 1567, s’appelait Judicaël de Kerouartz. Les archives municipales de Lannilis renferment les actes de naissance concernant sa famille et sa descendance. Le manoir du Bergot devait être démoli et reconstruit pierre par pierre sur la rive lannilisienne de l’Aber Wrac’h, mais ce projet fut abandonné et le manoir fut acheté et restauré par Mademoiselle Monique Léon, céramiste à l’ Aber Wrac’h.

Le manoir de la Motte (non visitable)

Manoir de la Motte

A l’ouest du bourg de Lannilis, le manoir de la Motte est situé à mi-pente d’une dépression verdoyante qui conduit à l’Aber Benoît, un mince ruisselet. C’est une simple maison bâtie en équerre aux hauts pignons que relèvent deux lucarnes historiées et une porte Renaissance à colonnes. Un examen de l’édifice montre qu’il fut autrefois plus important mais on ne sait à quelle époque il fut réduit aux proportions actuelles.

Au XVle siècle, les Campir (d’or à 3 faces de Gueules au lion brochant) étaient Seigneurs de la Motte. En 1557, Marie Campir épousa Alain de Kerouartz, cadet de cette noble famille et les Kerouartz résidèrent à la Motte presque jusqu’à la Révolution, la famille s’étant fondue à la fin du XVllle siècle dans Kerguiziau.

La chapelle dédiée à Sainte-Geneviève possède un léger clocheton du XVllle siècle et le pardon y était célébré chaque année le dimanche de la Trinité.

A I’origine, comme son nom l’indique, la Motte était un camp retranché qui défendait les abords de l’Aber-Benoît. Au cours des fouilles, on y a découvert des poteries et des tuiles.

Le manoir de Kerbabu (non visitable)

Manoir de Kerbabu

Le manoir de Kerbabu, converti en ferme, est une intéressante construction Louis XIII en pierres de taille, avec de hautes lucarnes à frontons courbes ou triangulaires, coupant la ligne de toiture, et une tourelle ronde à cul-de-lampe sur la façade.

L’aile de droite a une belle corniche soutenue de modillons et de soubassements moulurés. Derrière le corps de logis, s’élève une tourelle carrée couverte en dôme, particularité que l’on retrouve à Kerouartz et à Kerosven.

Un magnifique colombier est voisin du manoir. Il comporte 1 200 alvéoles, chacune correspondant à l/4 d’hectare de terre, ce qui fait que nous pouvons évaluer la surface totale des terres du château à 300 hectares. Au centre, une pierre était destinée à faciliter la manœuvre d’une échelle tournante.

Les Bellingant étaient seigneurs de ce manoir bien avant la fin du Moyen Age. Cette famille très remuante, joua à Lannilis, un rôle important. Elle eut des démêlés très vifs avec le clergé ainsi qu’avec les Kerouartz et les Kerosven. Famille par ailleurs très chrétienne, mais imbue de son importance et portée à l’esprit de domination. Elle s’est fondue en 1721 dans Penmarc’h, famille éteinte en 1804.

Blason : d’argent à 3 quintefeuilles de gueules.

Mairie de Lannilis - 19 rue de la Mairie - BP. 58 - 29870 LANNILIS - Tél. 02 98 04 00 11 - Fax. 02 98 04 00 00

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris